Figure majeure de l’histoire africaine, l’Almamy Samory Touré a bâti un vaste empire en Afrique de l’Ouest et a résisté pendant près de vingt ans à la conquête coloniale française. En Guinée, il reste un symbole de courage et de résistance.
Un bâtisseur d’empire
Né vers 1830 dans la région de Haute-Guinée, Samory Touré est d’abord commerçant, puis devient chef de guerre. Au fil des années 1860 et 1870, il unifie de nombreux territoires mandingues et fonde un État puissant, souvent appelé l’empire du Wassoulou. Il prend le titre d’Almamy, qui désigne un chef à la fois politique et religieux.
Une armée organisée
Samory dote son État d’une armée disciplinée, équipée d’armes modernes qu’il achète ou fait fabriquer et réparer par ses propres forgerons. Son administration est structurée en provinces, ce qui lui permet de lever des troupes et de collecter des ressources sur un grand territoire.
La résistance face à la France
À partir des années 1880, les troupes françaises avancent vers l’intérieur de l’Afrique de l’Ouest. Samory combat, négocie, signe des traités puis reprend la lutte. Face à la pression, il déplace même son empire vers l’est, jusqu’au nord de l’actuelle Côte d’Ivoire, en pratiquant la politique de la terre brûlée.
Capture et exil
Le 29 septembre 1898, Samory Touré est capturé à Guélémou, dans l’ouest de l’actuelle Côte d’Ivoire. Il est exilé au Gabon, où il meurt en 1900. Son nom est aujourd’hui porté par des écoles, des rues et des monuments en Guinée et dans d’autres pays de la région.
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