Chaque 2 octobre, la Guinée célèbre la fête de son indépendance. Cette date rappelle un moment unique dans l’histoire des colonies françaises d’Afrique : la Guinée a été le seul territoire à dire « non » au référendum de 1958.
Le référendum du 28 septembre 1958
En 1958, le général de Gaulle propose une nouvelle Constitution et une « Communauté française » qui réunirait la France et ses territoires d’outre-mer. Les populations sont appelées à voter. Voter « oui » signifie entrer dans la Communauté ; voter « non » signifie l’indépendance immédiate.
Le 28 septembre 1958, les électeurs guinéens votent massivement « non ». Le leader du Parti démocratique de Guinée, Ahmed Sékou Touré, avait résumé ce choix dans une phrase restée célèbre : « Nous préférons la pauvreté dans la liberté à la richesse dans l’esclavage. »
La proclamation du 2 octobre
Quatre jours plus tard, le 2 octobre 1958, l’Assemblée territoriale proclame l’indépendance de la République de Guinée. Ahmed Sékou Touré devient le premier président du pays. La Guinée est ainsi la première colonie d’Afrique française subsaharienne à accéder à l’indépendance.
Un début difficile
La rupture avec la France est brutale : l’administration coloniale se retire rapidement et l’aide est suspendue. Le jeune État doit tout organiser seul. Son choix inspire cependant de nombreux mouvements indépendantistes en Afrique, et les autres colonies françaises deviennent indépendantes autour de 1960.
Une fête nationale
Aujourd’hui, le 2 octobre est un jour férié marqué par des cérémonies officielles, des émissions spéciales à la radio et à la télévision et des rassemblements dans tout le pays et dans la diaspora. Suivez les programmes en direct sur notre page Direct.